
... j'ai rêvé que dimanche était congé et que j'étais en promenade au royaume de la couleur et de la lumière

Et dans ce rêve, à ma grande surprise, je ne me suis éveillé que lundi, pour reprendre le boulot. Incroyable, non?

... j'ai rêvé que dimanche était congé et que j'étais en promenade au royaume de la couleur et de la lumière

Et dans ce rêve, à ma grande surprise, je ne me suis éveillé que lundi, pour reprendre le boulot. Incroyable, non?
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Faut rester zen. Après la neige vient la pluie. Après un petit bonheur apparaissent de l'hiver ses leurres

Un flocon au bout de mon doigt a retrouvé sa liberté lorsque j'ai soufflé gentiment pour lui redonner son envol

En langue Yupik d'Alaska, qu'il est beau ce mot pour définir ces fines particules de neige : kanevvluk
Il a neigé
Il a neigé la veille et, tout le jour, il gèle.
Le toit, les ornements de fer et la margelle
Du puits, le haut des murs, les balcons, le vieux banc
Sont comme ouatés, et, dans le jardin, tout est blanc.
Le grésil a figé la nature, et les branches
Sur un doux ciel perlé dressent leurs gerbes blanches.
Mais regardez. Voici le coucher de soleil.
À l’occident plus clair court un sillon vermeil,
Sa soudaine lueur féérique nous arrose,
Et les arbres d’hiver semblent de corail rose.
François Coppée (“Promenades et Intérieurs”)
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Palais des congrès. Année 2010. Un artiste était passé par là et avait laissé à la vue du pubic de grands panneaux de verre sculptés. Je n'ai pas résisté

Je les regardais à quelques reprises... comme une luminothérapie pour contrer les heures sombres de la vie

La vie en fusion. J'aime ces confusions, ces amalgames diurnes et nocturnes, ces rêves indéfinis et inachevés

J'avais remarqué les effets de lumière derrière ces panneaux, laissant des empreintes lumineuses qui m'ont ébloui

Je sais bien, comme l'écrivait Jean Dubuffet, que l’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle. J'aurais voulu être un artiste... mais je n'ai point de lit à offrir
Soir d’hiver
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai !
Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire : Où vis-je ? où vais-je ?
Tous ses espoirs gisent gelés :
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.
Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À tout l’ennui que j’ai, que j’ai !…
Émile Nelligan – Poésies complètes
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J'ai profité d'un moment en semaine pour venir jeter un œil sur cette fête. Hélas! Hiver s'est montré cruel et impitoyable

Une pluie et une neige mouillée ont laissé de vilaines traces sur le parcours et sur les sculptures de glace

Puisque je me suis rendu sur les Iles Jean Drapeau, vaut mieux alors profiter de quelques scènes bucoliques...

Ce qui redeviendra un beau village d'hiver avec le retour de la froidure et d'une petite, oh! mais toute petite tempête de neige

Je n'ai pu m'empêcher de saisir en cliché ce point de vue d'une ville que j'affectionne et de vous l'offrir à titre de conclusion
Court poème que je aux enfants de la Fête des neiges
Cent mille chats gris couleur de souris.
Ils ont le bout des pattes blanc:
pattes de velours posées doucement
cent mille chats gris dans le ciel tout gris
cent mille chats gris cachés dans la nuit.
La neige neige lentement.
Claude Roy
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Photographe : Bonjour Sam. Connais-tu le sens du mot «éphémère»?
Sam : Non. Mais je connais celui du mot «cacahuètes».
Photographe : Très drôle.

Par le grand parc Maisonneuve, j'ai suivi la piste qui menait vers la deuxième édition de la Forêt éphémère de Montréal

Ce début de forêt éphémère n'est pas sans rappeler que ce que l'humanité détruit elle peut nous le rappeler avec modestie

Cette forêt éphémère naît pour la deuxième année de la récupération des sapins jetés à la porte des maisons après les Festivités de Noël

Et ces villes, ces provinces, ces pays, ces continents, leurs dirigeants, sans âme, prendront conscience qu'un seul arbre les vaut toutes et tous
Après l’Homme
Après l’Homme, après l’Homme,
Qui dira aux fleurs comment elles se nomment ?
Après l’Homme, après l’Homme,
quand aura passé l’heure de vie du dernier Homme.
Qui dira aux fleurs
combien elles sont belles ?
N’y aura de cœur
à battre pour elles.
Après l’Homme, après l’Homme,
que sera encore le mot « merveilleux » ?
Après l’Homme, après l’Homme,
quand le dernier des hommes aura vidé les lieux.
Qui dira de la Terre
Qu’elle est sans pareille
et que dans l’Univers
elle est fleur de Soleil ?
Après l’Homme, après l’Homme…
Viens-t’en donc pour lors,
viens-t’en donc l’ami,
et chantons encore
le jour d’aujourd’hui.
Esther Granek – De la pensée aux mots (1997)
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