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Avez-vous le goût d’évasion? Vous aurez remarqué que je cède volontiers à la tentation très forte de m’éloigner quelque peu des bruits urbains


 

Flâner en dilettante… mais quel luxe!


 

Nous avons, Éva, Jean et moi, roulé sur un boulevard au nom enchanteur, le Boulevard du Bord de l’eau


 

Il existe des lieux qu’on aime revoir cent fois, mil fois, et qui marquent de manière indélébile nos rêves


 

En certaines circonstances et en certains lieux, la vie ne se conjugue plus en heures mais en une foule de petits bonheurs


 

Et sur le Boulevard du Bord de l’eau… les surprises sont encore possibles


 

J’avais, un jour, lu d’Alessandro Baricco cette phrase qui avait marqué mon grand intérêt pour les grands espaces et les océans : La mer est sans routes, la mer est sans explications


 

Ici, sur ces rives, m’est revenue cette vérité de Guy de Maupassant que quel que soit le bien-être de notre corps, nous désirons quelque chose de plus… pour le cœur


 

Et pour le marin que je n’aurai jamais été il y aura toujours un phare pour me guider vers l’eau


 

Et les vieilles pierres seront un pieux rappel des labeurs d’antan trop rapidement oubliés


 

Et des illustrations d’époque nous rappelleront notre appartenance aux grandes voies de la mer et des océans


 

Et que nous le voulions ou non, il y a et il y aura toujours les retours aux réalités de la vie


 

Au soir du dernier crépuscule, nous rêverons à nouveau à la Grande Évasion


 

Escapades

Quitter momentanément Montréal pour une évasion extra-urbaine est toujours un privilège pour un photographe qui n’a ni voiture ni vélo pour se déplacer. Les amis comme Éva et Jean sont inestimables car j’ai le plaisir de leur compagnie, dans un premier temps, et une occasion de m’éloigner de la ville en voiture, dans un deuxième temps. Que du bonheur, quoi ;-)


 

J’aime le sens du mot escapade : Action d’échapper un certain temps aux obligations de la vie quotidienne. L’escapade est-elle propre aux humains?


 

Par temps de canicule, la ville peut se montrer impitoyable, surtout si le thermomètre se mêle de la partie… Une petite évasion dès lors est tout indiquée. Prendre l’air frais n’est jamais de refus :-)


 

Je ne résiste pas à l’idée de photographier ce magnifique pont, le Pont Mercier, qui chevauche deux rives


 

L’arrondissement de Lachine a su redonner vie aux vieilles pierres du canal qui traverse la ville


 

Le canal de Lachine a été le précurseur de la révolution des transports au Canada au début du XIXe siècle. Il a également joué un rôle déterminant dans le développement industriel de Montréal, notamment comme pourvoyeur d’énergie électrique (Wikipedia)


 

J’ai longtemps aimé le silence pour lire. La quiétude d’un néant quelconque, impersonnel, pour savourer pleinement le cataclysme sonore des mots (Maxime Drouot, dit Maxime Chattam)


 

Embellie d’un seul jour vaut mieux qu’une année de tumulte urbain


 

Je m’envole, comme un oiseau des airs, à la recherche d’une demeure et d’un lien de repos, d’un baume contre les souffrances de l’inquiétude, d’une consolation pour un cœur désolé (Georges Gordon, Lord Byron)


 

Comment pourrions-nous mieux définir l’élégance?


 

Glisser sur une eau bleue pour en retrouver toute la quiétude de la vie


 

Formation, apprentissage, accessibilité… retrouver le savoir des anciens pour mieux glisser sur la vie


 

Chercher et trouver la voie qui mène aux heures éphémères de bonheur…


 

La quiétude… C’est le bien de ceux qui ont à jamais choisi une part de leur destin, et rejeté l’autre (Colette)

La pierre de gauche, légèrement inclinée, représente l’Étoile de la longévité, shouxing. La pierre du centre représente l’Étoile du bonheur, appelée fuxing. La pierre qui est à la droite de l’Étoile du bonheur, symbolise la prospérité. On la nomme luxing, c’est-à-dire l’Étoile des dignités et des émoluments, ou encore l’Étoile des fonctionnaires, car autrefois cette fonction s’accompagnait d’un rang social élevé et d’avantages financiers


 

Longévité, bonheur et prospérité. L’Orient, source d’inspiration, a tant à nous enseigner


 

Laissons nous guider par la sagesse d’Orient : « Si tu ne trouves pas la vérité à l’endroit où tu es, où espères-tu la trouver ? » (Dogen)


 

« Si nous comprenons nos doutes, nos souffrances, notre vie, du tréfonds de notre esprit, avec toutes les cellules de notre corps, cela est l’éveil » (Maitre Taisen Deshimaru)


 

Nasreddine ! Je suis surpris de voir chaque jour les gens courir de tous côtés.
Il faut s’en réjouir, mon ami, car si tous allaient du même côté, la terre perdrait l’équilibre.


 

La sagesse de la vie est toujours plus profonde et plus large que la sagesse des hommes (Maxime Gorki)


 

La terre est la mère de tous les peuples et tous les peuples devraient avoir des droits égaux sur elle (Sagesse indienne)


 

Le chemin de la sagesse ou de la liberté est un chemin qui mène au centre de son propre être (Mircea Eliade)


 

L’âme est une rivière dont le lit est le bien, dont l’eau est la vérité, dont les rives sont la fermeté, dont le courant est la tendresse (Mahâbhârata)


 

Fontaine, ma fontaine, eau froidement présente,
Douce aux purs animaux, aux humains complaisante
Paul Valery


 

L’eau coule paisible là où le courant est profond.
Smooth runs the water where the brook is deep.
William Shakespeare


 

Le canard colvert s’acclimate facilement à la vie urbaine et craint peu l’homme. Il est très grégaire en dehors des périodes de reproduction, et les femelles sont très fidèles aux mêmes territoires en y retournant tous les ans


 

Mon ami Marcel Asselin m’a fait parvenir ces photos en fin observateur qu’il est d’une petite famille de canards colverts et de leur habitat naturel


 

Il y a tant et tant de douceur dans ces photos qu’elles sont irrésistibles


 

Appelé communément « malard », « tête verte » (le mâle), « à sourcils » (la femelle) et « susies » (femelle), le canard colvert, qui se distingue par son « couac » caractéristique, est l’un des canards les plus faciles à reconnaître (Source : Canards Illimités Canada)


 

Le canard colvert est un canard barboteur, ce qui signifie qu’il ne plonge pas dans l’eau pour trouver sa nourriture. Il s’accommode autant des aliments naturels que domestiques (comme les céréales qui restent après les récoltes). Ce canard mange surtout des plantes aquatiques, des céréales (blé, orge, riz et avoine) et des herbacées (Source : Canards Illimités Canada)


 

En avril et en mai, la femelle niche généralement à l’abri du couvert végétal dans les terres hautes qui bordent les milieux humides. Les premiers canetons naissent à la fin du mois de mai (Source : Canards Illimités Canada)


 

Le Canard colvert (Anas platyrhynchos) est aussi connu sous le nom de canard malard. Sa répartition couvre l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Asie ainsi que l’Australie


 

C’est la femelle qui choisit l’emplacement du nid. Bien souvent, elle nichera sur un territoire à proximité de son lieu de naissance. Certaines femelles reviennent nicher au même site d’année en année. Le nid est composé d’herbes, de joncs, de feuilles, de duvet et est camouflé dans de hautes herbes (Source : Humanima)


 

À la naissance, les oisillons ressemblent à de petites boules de duvet brun et jaune. Dans les heures qui suivent, leur mère les conduit à l’eau. La cane prend continuellement soin de rassembler et de réchauffer ses petits. Elle leur apprend aussi à se nourrir. Vers l’âge de 6 à 8 semaines, les canetons sont autonomes (Source : Humanima)


 

Images de douceur, de tendresse, de splendide volupté à la surface des eaux… Merci Marcel


 

Samedi. Il a fait un temps magnifique. Une occasion pour accompagner mes amis Éva et Jean aux Rapides de Lachine


 

Un parc de la nature qui nous rapproche davantage du fleuve. Sanctuaire d’oiseaux et de poissons, le parc nature des Rapides donne aux visiteurs un aperçu de ce que pourrait être le paradis… s’il existait


 

S’isoler pour observer les oiseaux, s’isoler pour pratiquer la pêche, s’isoler pour marcher, s’isoler pour n’entendre que le chant des oiseaux… du bonheur à portée de main. Éva, Jean et moi profitons de ces moments de grande quiétude


 

S’asseoir, s’immobiliser, se taire, explorer, chuchoter… le sanctuaire s’impose, la prière consiste à remercier le ciel d’avoir sous les yeux tant de grâces


 

Si peu de choses peuvent élever notre esprit… lorsque grâce et beauté passent, il convient de faire un arrêt


 

Il faut savoir gré au fleuve nourricier


 

Et les vagues nous montrent un fleuve un peu tumultueux


 

Dans la solitude des grands espaces j’ai trouvé un coin d’humanité pour apaiser mon corps et nourrir mon âme


 

Sur une ile au large du fleuve je pourrais trouver refuge pour ne plus cesser de rêver


 

Ce qui aurait pu être rebelle devient soudainement un ami pour peu qu’il y ait de part et d’autre apprivoisement


 

Chacun recrée dans une parcelle d’univers son paradis


 

Je vaguerai sur les flots et les flots emporteront mes pensées et mes souvenirs


 

Et pour retrouver mes pensées et mes souvenirs je reviendrai sur les lieux pour à nouveau naviguer sur ces mêmes flots. Merci Éva. Merci Jean


 

Je décrète pour tous et pour toutes jour de congé. Vive le farniente


 

 

Le quartier Milton Parc, à l’est du campus de l’université McGill, était à l’époque un quartier bourgeois anglophone faisant partie du Golden Square Mile


 

C’est dans ce quartier qu’on retrouve de la brique et de la pierre grise, du classique et du gothique à la britannique jusqu’au style Second Empire, et des mansardes inspirées des mansardes parisiennes (Source : La Communauté Milton Parc de Montréal)


 

La Communauté Milton Parc (CMP) est un syndicat de copropriété unique en son genre, créée en décembre 1987. Elle regroupe 15 coopératives d’habitation, huit organismes à but non lucratif (OBNL), une société de gestion des propriétés commerciales (S.D.C.) et un copropriétaire privé (Source : Christine Gilliet, Ensemble, mars 2012)


 

Une mobilisation citoyenne a commencé dans les années 1970 quand des promoteurs ont entrepris le vaste projet de rénovation urbaine de ce quartier avec la construction de tours et d’un immense centre commercial en remplacement des maisons de style victorien datant du 19e siècle et de la première moitié du 20e (Source : Christine Gilliet, Ensemble, mars 2012)


 

Auparavant, peu respectueuses de l’environnement urbain, les années 1950-1960 avaient engendré à Montréal la destruction du patrimoine architectural et déstructuré l’espace urbain. À ce jour, des dizaines de grandes résidences ont disparu, remplacées par des logements, chambres et conciergeries de goût inégal (Source  : Héritage Montréal)


 

Secteur à forte concentration étudiante, avec beaucoup d’activités, de la musique et de nombreuses fêtes, en raison de sa proximité avec l’Université McGill, on trouve également, dans le quartier, des retraités, des familles monoparentales et les employés de diverses compagnies du centre-ville


 

Comme l’indique Christine Gilliet : « La vie du quartier se caractérise par son fort souci de mixité et de cohésion sociales pour les 1 500 personnes originaires d’une cinquantaine de pays »


 

Le type architectural qui domine est un bâtiment contigu qui était à l’origine unifamilial ou bifamilial mais qui a été subdivisé ultérieurement en deux logements ou plus


 

Plusieurs maisons de ville historiques ont été bâties dans les années 1900 pour de riches gens d’affaires qui travaillaient dans des bureaux du centre-ville. Époque qui se situe avant les grandes vagues de déménagements des élites vers les banlieues, par exemple Westmount, pour les anglophones (Source : Wikipedia)


 

Le quartier Milton Parc est l’un des plus vieux quartiers de Montréal (soit 1783). Ce n’est qu’au milieu du 19e siècle que cette portion du territoire de la ville de Montréal devient le quartier Milton Parc, aujourd’hui considéré comme étant la plus grande communauté de coopératives d’habitation au Canada


 

Pour le photographe que je suis, parcourir le quartier est une source, voire une mine d’or de possibilités toutes aussi attrayantes les unes que les autres de clichés à saisir sur le passé et sur le présent d’un quartier bigarré


 

D’hier à aujourd’hui, les contrastes sont saisissants


 

Mais il reste un fait qui a marqué l’Histoire de Montréal  : le mobilisation citoyenne a mené à des résultats concluants, soit la sauvegarde de tout un quartier contre les pics des démolisseurs


 

Sources : Ensemble, presse coopérative indépendante – La Communauté Milton ParcLe Quartier McGillHéritage Montréal
 

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