Rencontré au hasard d’une promenade, un jeune voyageur transportait, sur son sac-à-dos, un extrait d’un poème qui a suscité ma curiosité. Signé Wilcox, je n’avais d’autres indices que ces mots : « little acts of beauty, And help them bear the burden of earth’s load ».
Mal m’en prit, je décidai de pousser plus loin mon enquête pour en connaître plus et du poème et de son auteur. Il s’agit en réalité de madame Ella Wheeler Wilcox. Madame Wilcox est née aux États-Unis le 5 novembre 1850 est elle est décédée le 30 octobre 1919. Elle a été journaliste tout en étant poète. On lui doit cette citation : « Riez et le monde rira avec vous, Pleurez et vous pleurerez seul, Car le triste vieux monde doit emprunter sa joie, Mais il a bien assez de soucis en propre ».
Elle est également l’auteure de ce magnifique poème que je découvre à l’instant :
Un bateau avance vers l’est,
l’autre vers l’ouest,
Avec les mêmes vents.
C’est la position des voiles
Et non les brises
Qui détermine le cap.
Les voies du destin sont aussi des vents
Sur la mer de notre vie :
C’est la position de l’âme
Qui décide de son but,
Et non le calme ou l’orage
Ella Wheeler Wilcox, “The Winds of Fate”, in The Best Loved Poems of the American People, comp. Hazel Felleman (Garden City, N. Y. : Garden City Books, 1967), 364.
Pour revenir au porteur des lettres, j’ai retrouvé le poème brièvement cité sur son sac-à-dos. C’est tout un univers qui se découvre ainsi au plaisir de notre lecture :
Love thyself last. Look near, behold thy duty
To those who walk beside thee down life’s road;
Make glad their days by little acts of beauty,
And help them bear the burden of earth’s load.
Love thyself last. Look far and find the stranger,
Who staggers ‘neath his sin and his despair;
Go lend a hand, and lead him out of danger,
To heights where he may see the world is fair.
Love thyself last. The vastnesses above thee
Are filled with Spirit Forces, strong and pure.
And fervently, these faithful friends shall love thee:
Keep thou thy watch o’er others, and endure.
Love thyself last; and oh, such joy shall thrill thee,
As never yet to selfish souls was given.
Whate’er thy lot, a perfect peace will fill thee,
And earth shall seem the ante-room of Heaven.
Love thyself last, and thou shall grow in spirit
To see, to hear, to know, and understand.
The message of the stars, lo, thou shall hear it,
And all God’s joys shall be at thy command.



Belle découverte,
Merci du partage.
Ce que j’aime de la poésie c’est qu’elle nous ramène souvent à l’essentiel de la vie, et pour tout dire à un au-delà de cette vie.
Qu’on recule dans le temps. La poésie reste.
Elle n’a pas d’âge…
C’est une éternité. Et il me semble que seule la poésie nous fait fouiller au fond de nous par une sorte de magie.
Si Dieu existe, c’est un poète…
Gaëtan
Heureux de vous voir fidèle au rendez-vous. Très beau poème en effet. Je n’aurais jamais cru découvrir cette auteur américaine grâce à un brave itinérant qui affiche sur son sac-à-dos une si belle phrase. Merci du commentaire.
Pierre R.
Beautiful poem. Thank you very much. I neither knew of it. Every good thing comes from the Lord…