Les Amis de la montagne soutiennent que près de cinq millions de visiteurs arpentent la montagne jusqu’au Lac-des-castors. Le parc du Mont-Royal domine la ville. Ce vaste parc s’étend sur une centaine d’hectares. Plus de 65 mille arbres forment une vraie forêt. Pierre Richard, professeur au Département de géographie de l’Université de Montréal, donnait tout récemment une conférence sur les secrets du lac-des-Castors. En 1937, au moment où l’on a creusé le bassin, l’endroit était plutôt un pré marécageux sur fond de tourbe. Auparavant, la zone avait été colonisée par des castors, d’où le nom donné au plan d’eau. Il y a 13 000 ans, alors que le mont Royal était une ile, l’eau de la mer de Champlain s’engouffrait dans cette petite dépression et y a laissé des plages dont on peut encore voir la trace. Le mont Royal, selon le professeur Richard, contrairement à la légende populaire, n’est pas un ancien volcan. Il s’agit plutôt d’une formation engendrée par une montée de magma dans la croute terrestre il y a 125 millions d’années. À cette époque, la croute avait à cet endroit deux kilomètres de plus d’épaisseur que ce qu’elle présente aujourd’hui. L’érosion a abaissé la surface au niveau actuel, ce qui a fait apparaitre le mont Royal et les autres collines Montérégiennes formés de roches beaucoup plus dures. Si une telle érosion a de quoi surprendre, soulignons que la perte de seulement un millimètre de sol par siècle totalise 1250 mètres au bout de 125 millions d’années. D’abord occupé par une lagune baignée par les eaux de la mer de Champlain, ce bassin s’est transformé en étang puis s’est comblé. Inondé de nouveau, il s’est ensuite transformé en tourbière puis en marécage, éliminé dans les années 1930 au profit du plan d’eau que nous connaissons. Des indications écologiques millénaires sont inscrites dans les sédiments.

Avec le temps, la rive du lac aux Castors, de forme irrégulière, mais bien définie par une bordure de pierre, est devenue un des sites préférés de la montagne





“Les aménagements du Mont-Royal, tel le Lac-des-castors, furent tous mis en chantier dans les années 30, afin de contrer les effets de la crise économique”
C’est bizarre, mais cette phrase me donne des idées.
Actualisons-là.
“Les aménagements du Mont-Présidentiel, tel le Lac-des-requins, sont tous mis en chantier dans les années 2000, afin de contrer les effets de la crise économique
L’enfoiré
Incroyable mon ami. Nous avons tant de points en commun entre la Belgique et le Québec. Même sur la question de l’aménagement de nos deux lacs, celui des Requins et celui des Castors. Le monde est de plus en plus petit.
Pierre R.
Lac “New-Deal” ? C’est une idée…
RV
Ça serait sympa si on pouvait dire : The Canadian New Deal? On pourrait ainsi espérer que le Canada accepte que le Québec devienne librement indépendant…
Pierre R.