Un retour vers la Nouvelle-France
Lundi, 31 août 2009 par Pierre Chantelois

Un retour historique fort apprécié
L’idée était intéressante : « recréer un marché public du XVIIIe siècle autour du Musée La Pointe à Callière ». C’est réussi. Parti tôt dimanche matin, je ne voulais rater aucun instant de cette journée d’antan.
(Cliquez sur les images)

Le public, bon enfant, s'est rendu en grand nombre
Le principe de l’événement était simple : « C’est la campagne qui rencontre et nourrit la ville ». Tout autour du musée, les fins gourmets ont pu déguster, comme à l’époque, de la gelée de fruits sauvages, truffes au chocolat, produits de l’érable, fromages, saucisses d’agneau, bière d’épinette et des champignons. Un régiment militaire et un campement amérindien ont également animé le centre des festivités du marché public du XVIIIe siècle. Pour rendre compte de l’événement, je me suis attardé aux réactions de la foule et aux animateurs qui, costumés, avaient pour tâche de divertir le public.

Les nobles n'auraient pas raté l'occasion de rappeler leur présence aux paysans

Le régiment est en fort bonne compagnie

En temps de paix, rien de mieux que de fraterniser

Il ne faut pas négliger la formation de la relève

La relève n'est pas toujours prête aux bruits de la guerre

L'occasion est excellente pour rétablir certains faits de l'histoire

Une présence remarquée et... remarquable

Le paysan rappelle le rôle fondamental qu'il a joué dans l'évolution de la Nouvelle-France

Les paysannes, à l'aide d'artéfacts, expliquent l'histoire

Nos religieuses n'ont pas été oubliées dans ce rappel historique

Quel sourire, quel accueil. Merci gente dame

Si on terminait sur une note... d'humour?
Pierre,
Comme l’histoire donne des ailes sur le futur.
Charles Péguy disait “Quand il s’agit d’histoire ancienne, on ne peut pas faire d’histoire parce qu’on manque de références. Quand il s’agit d’histoire moderne, on ne peut pas faire d’histoire, parce qu’on regorge de références.”
Je me rappelle en Floride, il y avait Saint Augustine qui rappelait la courte histoire des États-Unis et cela jusqu’à l’excès.
Chez nous, c’est l’Ommegang qui est à l’honneur en été.
Epoque de Charles Quint.
http://www.ommegang.be/index2.php?idx=2&lg=fr
Plus récente, il y a aussi la reconstitution de la bataille de Waterloo.
Le “si on terminait sur une note … d’humour” est une question de point de vue et d’époque.
L’enfoiré
Merci pour cette belle citation de Péguy. Il y a un grand fond de vérité dans cette citation. En ce qui concerne St-Augustine, aux États-Unis, se rappeler son histoire lorsque les événements s’y prêtent n’est sûrement pas un mal à l’excès. D’autant plus que les lieux sont magnifiques et se prêtent bien à cet exercice de commémoration. L’Europe entière est un page d’histoires. Nous pourrions raconter aux enfants et aux adultes une page d’histoire par jour, je crois. Nous pourrions commémorer un événement historique une fois par jour, également.
Le Québec est jeune. Son histoire est toute récente. Elle fut déjà trop travestie par les curés à leur avantage pour ne pas lui redonner son authenticité. Une fois l’an, mon cher enfoiré, est-ce vraiment un excès?
Pour ce qui concerne la dernière photo, il faut la tenir pour ce qu’elle est : une petite page d’humour bien inoffensive sur des événements qui, eux, je n’en disconviens pas, ont été beaucoup plus graves. Rappelez-vous ces mots de Konrad Adenauer : L’histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées.
Pierre R.
Pierre,
Le mot “excès” était, je l’avoue, un peu trop fort.
Comme une autre citation célèbre de Marx disait “Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre.”
C’est très vrai.
J’ai pris Saint Augustine en exemple parce que c’était un bon exemple de “touristication” d’événements qui n’ont pas été aussi glorieux que l’on pourrait croire. Là, l’histoire n’apporte qu’un volet de son vécu.
Il y a une chose que j’ai remarqué, c’est que souvent, quand on veut faire revivre l’histoire, ce n’est pas par les “bons moments” que cela marche. Ceux-là n’intéressent parsonne.
Ce sont des batailles, des conflits, les faits d’armes.
Dans les temps de crises, c’est flagrant. Il faut faire peur. Se rappeler de 1929 et pas des années bonheurs qui ont existées surtout dans les chansons, mais aussi dans d’autres domaines. Par la chanson, on intéresse le bon peuple. Sébastien en a fait une émission à succès.
Quel joli festival!
Une jeune nation. Voilà ce que je vous envie. Nous, en France, ce genre de manifestation ne provoquerait aucun intérêt historique, ou presque. Nous ne savons plus jouer, comme des enfants, à refaire notre histoire. Elle est trop vieille, ou alors on l’a trop laissé aux vieux historiens sérieux et autoritaires.
Un vieux pays est aussi un pays fatigué et ronchon. D’où mon absence totale de sentiment patriotique…
L’enfoiré
Je vous rassure. Je n’avais pas pris ombrage sur le terme excès. Mon sens de l’humour est encore intact
Catherine
Merci. Bien d’accord que tout cela a été une fête pour les yeux et pour l’esprit.
RV
Il est dommage que le peuple ne retourne plus aux sources de son histoire. Je suis persuadé que l’historien en vous éprouverait un vif plaisir à ces reconstitutions festives. Au Québec, nous avons des esprits critiques qui nous rappellent l’importance d’enseigner l’histoire aux générations futures. Un débat qui a cours depuis quelques semaines.
Pierre R.
Elles existent, ces reconstitutions. On y assiste comme à une kermesse, ou à un son et lumière. On ne vibre pas et, si l’on vibrait, on trouverait cela ridicule. Moi le premier d’ailleurs.
Je me souviens d’avoir été très moqueur des drapeaux belges aux fenêtres de Courtrai, il y a une grosse quinzaine d’années. J’avais tort. La Belgique est née en 1830 comme nation. C’est un pays jeune qui croit encore à un destin heureux. La France est née je ne sais trop quand, bien avant 1789, bien après Charlemagne, mais elle s’est un peu trop ratatinée. Qui fait-on rêver ?..
RV
L’explication en valait le coup. Merci. Personnellement, ces fêtes ou ces kermesses me font encore vibrer. Ai-je gardé une âme de gamin? Possible. Mais je vous rassure : il y a longtemps que j’en ai plus l’allure
Seul le cœur vibre encore.
Pierre R.
Y a-t-il un organe plus important à faire vibrer ? (oh, bon, je sais que ce commentaire se prête aux commentaires salaces, mais tant pis !!
)
RV
Vraiment. Vraiment
Pierre R.
désolé Pierre, envoyez moi votre prêtre orthodoxe pour lui faire mes contritions