Moins trente sous zéro à Montréal
Samedi, 30 janvier 2010 par Pierre Chantelois

Montréal retrouve ses froids d'antan - moins trente sous zéro
Nous en avions presque perdu l’habitude. Des températures qui chutent jusqu’à moins trente sous zéro nous ramènent à de vieux souvenirs des grands froids qui s’abattaient sur le Québec. Vendredi, la question s’est posé : dois-je me mettre le nez dehors? Jusqu’où devrais-je porter mon zèle et ma passion pour la photographie? Et pour renouveler quotidiennement le propos de ce blogue? J’ai eu un doute. Un gros doute. J’ai affronté mes démons et j’ai décidé de ne rien changer de mes promenades quotidiennes. L’autre question qui m’a turlupiné est la suivante : comment montrer en photographie un froid sibérien de moins trente sous zéro? De retour à la maison, assez tôt, à vrai dire, j’ai passé en revue les 250 photos prises par grand froid, engelures comprises. Voici les résultats.
(N’oubliez pas de cliquer sur les images)

Circuler à vélo sous une telle température, est-ce par nécessité ou par témérité?

Tout semble déserté tant il fait froid. Qui oserait s'aventurer sous une température de moins trente?

Et le vent qui s'élève pour ajouter à la froidure des accents polaires

Bien emmitouflée, il y a des limites à supporter les picotements du froid

Malgré un froid intense, force est de reconnaître la beauté du paysage

Faut-il se surprendre de ne voir personne sur cette grande patinoire naturelle?

Pour les uns, une sortie constitue un choix. Pour d'autres... une obligation contingente

Les échanges ne sont nullement restreints par ce froid sibérien

Non, ce passant ne fumait pas

Un café grand format aide à survivre... aux engelures

Croyez-le ou non... ce passant distribuait des noix à mes amis... les écureuils

... geste qu'apprécie mon jeune ami

La vie continue. La routine s'installe. Le froid ne fera que passer, se dit-on

Tout est dans la façon de se couvrir... et de se protéger contre le froid
Belles photos! Je te trouve bien courageux d’être sorti aujourd’hui, puisque tu n’y es pas obligé. J’aurais tant à écrire sur le froid sibérien d’aujourd’hui mais j’ai les doigts congelés, merde!!!
Moins trente je n’ai connu qu’une fois, en 1956 , en France on ne connait pas vos froidures, c’est un bon souvenir l’institutrice faisait des boissons chaudes aux enfants à l’arrivée dans la classe car tous venaient à pieds et parfois de loin
Superbes clichés, il fait froid dehors mais les coeurs sont chauds. Bravo !
Pierre,
Ben nous, à Bruxelles, c’est le cran bien en dessous (ce matin; -1°C). Il a neigé toute la nuit et c’était tout blanc ce matin.
Je suppose que dans les Ardennes nous sommes tombé bien en dessous. Déjà, hier soir, c’était le cauchemar sur les routes.
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2010-01-29/neige-500-camions-en-attente-sur-l-e25-751018.shtml
Ce matin je suis sorti pour prendre des photos. Le soleil parvenais à sortir au travers des nuages.
Un petit tour que j’adore quand mes pas font craquer la neige fraîche.
Pierre
Merci d’être sorti par -30 sous zéro. J’admire votre courage et tous ceux qui doivent le faire.
Vos photos sont magnifiques et je les apprécie d’autant plus que vous avez subi cette froidure pour nous faire plaisir.
“comment montrer en photographie un froid sibérien de moins trente sous zéro?”
C’est vraiment très réussi, en voyant la “fumée” sortir des vêtements des promeneurs ou travailleurs.
Je reconnais la patinoire naturelle qui doit rester solitaire…ce qui est naturel avec ce froid.
Tout comme Dominique, je me rappelle de 1956 où nous avons eu un hiver sibérien. J’allais à l’école. Le lac était gelé, tout gelait au fur et à mesure.
Merci pour la photo de votre petit compagnon qui doit, lui, aussi avoir bien froid.
Un grand merci Pierre pour vos superbes photos et je ne m’attendais pas à un si grand froid.
Soignez bien vos engelures.
Merci, merci beaucoup!
Bien amicalement
J’invite les lecteurs à agrandir la photo 012 et à en dév=couvrir les mille secrets cachés, c’est une merveille !
Dominique, était-ce en Franche-Comté cette température ?
Pierre,
Je salue votre courage!
Moi j’étais au lit avec toux et fièvre, ce qui constituait une bonne excuse pour ne pas mettre le nez (et le reste) dehors!
À toutes, à tous
Absent, je n’ai pu répondre à temps à vos commentaires toujours très gentils. Je m’en excuse.
Frisson
Les miens étaient frigorifiés
Dominique
Je peux comprendre ce qu’on ressenti alors les enfants dans leur longue promenade courageuse pour se rendre à l’école. Quel beau souvenir. Merci.
Denis
Merci. En effet. Gardons malgré tout la tête et le cœur au chaud.
L’enfoiré
Une bonne idée serait de nous donner un petit lien pour aller jeter un œil à ces photos pour nous permettre de goûter cet art que vous possédez si bien de la capture
Denise
Le plus intéressant est le fait que nous avons perdu, un peu, le nord
ici au Québec lorsque la température descend aussi bas. Il y a longtemps que nous n’avions traversé des températures aussi basses. Il faut s’y faire. Les doigts de la main ne se plainent pas trop. Les doigts de pieds, c’est autre chose
RV
Merci. L’observateur est de retour
Lali
Il valait mieux rester au chaud que de risquer un coup de froid. Tout est maintenant remis, j’espère
Pierre R.
RV
Votre devinette n’est pas facile…
Je vois une personne habillée à la hâte, un lacet détaché, sans gant par ce froid et je vois aussi un vent très fort d’après les tentes et les lanternes.
Je pense que cette personne est allée en vitesse s’acheter un café pour se réchauffer le corps et également les doigts. J’espère pour lui, qu’il n’habite pas trop loin.
Avec moins trente sous zéro cela tient du pingouin, pour le portugais que je suis. Aurais-je votre courage et m’attaquer à la ville, armé de mon appareil photo ?…Ce n’est pas gagné d’avance. Cela double ma reconnaissance pour votre reportage photographique que je peux profiter bien au chaud, les pieds dans mes pantoufles.
[...] : Dernière représentation ; avec Brel. iCôneries ; n’ayons pas peur des mots ! Moins trente sous zéro à Montréal ; là, par contre, ça craint [...]