
Au deuxième étage de cette maison de mon quartier, il y a un drôle de petit personnage qui me fait signe de la main
(N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir)
Le lutin : Tu habites ici?
Le photographe : Euh! non. Et toi?
Le lutin : Je n’habite pas ici. Sais-tu s’il y a un beau jardin derrière cette maison?
Le photographe : Comment puis-je le savoir? Je viens de te dire que je n’habite pas ici
Le lutin : C’est bien vrai. Tu pourrais me dessiner un beau jardin?
Le photographe : Je voudrais bien. Mais je ne suis pas un dessinateur. Je suis un photographe.
Le lutin : Alors tu voudrais me photographier un beau jardin?
Le photographe : On pourrait essayer. Qu’en dis-tu?
Le lutin : Chic alors. Par quoi vas-tu commencer?
Le photographe : Très bonne question. Laisse-moi ouvrir mon album de photos.
Le lutin : Il est beau. Il est tout blanc. Je pourrais m’asseoir sur une branche et balancer mes jambes, comme je fais maintenant?
Le photographe : Ne va pas trop vite. Nous ne faisons que commencer à imaginer notre jardin.
Le lutin : J’aime beaucoup leurs couleurs et leurs odeurs. Elles sont toutes jolies. Je suis triste à l’idée qu’elles vivent si peu longtemps.
Le photographe : Ne cédons pas trop vite à la nostalgie. Nous ne terminerons jamais notre jardin

Dans notre jardin, les tables et les chaises seront de toutes les couleurs pour qu'il n'y ait que de la joie
Le lutin : Tu aimes recevoir des amis dans ton jardin?
Le photographe : Quelques fois, oui. Parfois non. Cela dépend de mon humeur
Le lutin : Tu veux déjà te reposer?
Le photographe : Oh la la! Tu poses beaucoup trop de questions
Poursuivons si nous voulons terminer un jour
Le lutin : Tu es décorateur?
Le photographe : C’est pas vrai. Non lutin, je ne suis pas décorateur. Je suis photographe. Et à l’instant même, je photographie le jardin de mes rêves
Le lutin : Tu as beaucoup d’amis?
Le photographe : Très peu Lutin. Mais ceux ou celles que je tiens pour de vrais amis, je les conserve précieusement. Je peux continuer?
Le lutin : Mais oui. Je ne faisais que la conversation
Le photographe : Merci. Tu es gentil… grrrr…
Le lutin : Juste pour moi? Quand je pourrai y entrer?
Le photographe : Lutin. Nous rêvons. Tu oublies que nous rêvons?
Le lutin : Je sais bien. J’aimerais avoir une maison. Cela me reposerait des arbres… tu comprends? Il y aura un lit dans la maison?
Le photographe : …
Le lutin : Comment? Tu veux me faire travailler? Tu n’y penses pas? Un lutin c’est fait pour s’amuser. Pas pour travailler? Tu veux faire de moi un esclave du travail? Travailler plus pour gagner plus, je suppose?
Le photographe : Encore une fois, Lutin, tu oublies que nous rêvons. Je te répète que…
Le lutin : Oui oui je sais. C’est un rêve. Je n’aime pas le sens que prend ton rêve. Tu n’y penses pas? Me faire travailler?
Le photographe : Oublie cet épisode du rêve, Lutin. Poursuivons (soupirs, re-soupirs, re-re-soupirs)
Le photographe : Et voilà. Je t’ai photographié un beau jardin. Tu es heureux maintenant?
Le lutin : Oui et non. Tu voulais vraiment me faire travailler?
Le cadran sonne. Il est six heures trente. La lumière pointe déjà à travers ma fenêtre. Je me demande si j’ai rêvé ou fait un cauchemar? Malgré l’avalanche de ses questions, le lutin de mon rêve était très gentil. Malgré tout
Je jette un œil à la fenêtre pour vérifier le temps qu’il fait.












Jolie promenade rêvée ! Douceur, fantaisie, plaisir de l’enfance…
Lautreje
Merci. Fantaisie des mots. Fantaisie de l’image. Petit essai sans prétention
Pierre R.
Pierre
Quel joli rêve!
Il me serait heureux de rêver toutes les nuits d’être dans un jardin entourée de vos délicates et magnifiques fleurs
Merci Pierre pour ces instants de bonheur avec le lutin… je vais aller arroser mes quelques fleurs!
Mon rêve fleuri sera peut-être pour cette nuit…
Merci Pierre pour vos photos et vos mots poétiques.
Bonne journée à vous
Denise
Prenez bien soin de vos fleurs… elles sont précieuses et nous réjouissent lorsque photographiées par vous chez Lali
Pierre R.
Il est 15 heures. Le photographe se promène.
Soudain, d’un buisson se lève…
Le lutin : Tiens, tu es encore là?
Le Photographe: Cela te dérange?
Le lutin: Non, mais je t’ai déjà vu par ici. N’as-tu pas encore ton quotas de photos?
Le Photographe: Ne crois-tu pas que c’est à moi d’en juger?
Le lutin: A condition que tu ne me marches pas dessus, que tu ne me pompe l’air, je t’accepterai encore dans mon jardin de Malines. Tu te rends compte, il s’appelle Het Vrijbroek Park.
Toi, le francophone, tu en connais la signification?
Le Photographe: Mais bien sur. Je ne suis pas ignorant. Je ne suis peut-être pas douanier. . Cela veut dire “Culotte libre”.
Le lutin: Et cela ne te déranges pas?
Le Photographe: Cela devrait? Je vais te donner l’adresse de ce que j’aurai rapporter de ma promenade.
Le Lutin: Tu n’as pas de jardin chez toi?
Le Photographe: Oui. Mais pas aussi bien entretenu.
Le lutin: Continue ton chemin, mais ne te retourne pas. Fais gaffe, je serai derrière toi.
L’enfoiré
Truculent à souhait. J’adore. Euh… le photographe a pris combien de photos du beau jardin Het Vrijbroek Park? Petite curiosité en passant
Bravo pour le Award of Garden Excellence de 2003.
Pierre R.
Combien de photos?
C’est un peu comme le temps qu’il faut pour refroidir le fut du canon
Un certain nombre.
Mais, j’élimine beaucoup.
C’est l’avantage du numérique.
Merci pour l’info “Award of Garden Excellence de 2003″
J’ignorais.
La plupart des roses n’étaient pas encore ouvertes quand j’y suis passé.
En fin du mois de juin, il y aura La journée de la Rose.
Elles devront donc se dépêcher.
Pierre,
ces dialogues imaginaires entre personnalités aussi nombreuses qu’échevelées commencent à m’inquiéter.
La santé, ca va?
Ras-le-bol
Euh… ça m’inquiète aussi
Pierre R.
Hymne aux couleurs de la vie, superbe ! Un peu casse-bonbons le lutin, mais s’il a su vous pousser dans vos retranchements esthétiques, tant mieux !
RV
Merci pour les couleurs. Je ne transmettrai pas au Lutin votre appréciation de sa personne. Trop casse-bonbons en effet
Pierre R.
Je peux m’installer dans la maison, Pierre?
Elle est trop mignonne!