Milton Parc, c’est l’histoire d’un quartier. Voué à la démolition. Pour satisfaire la cupidité des promoteurs immobiliers. Comme l’indique la Communauté Milton Parc : « Le quartier à l’est du campus de l’université McGill était à l’époque un quartier bourgeois anglophone faisant partie du Golden Square Mile, mais qui périclita avec le temps. Vers les années soixante, les étudiants y étaient déjà installés en grand nombre. À la limite est du quartier, près de l’Ecole des Beaux-arts et l’Ecole d’architecture au campus de McGill à l’ouest, on se retrouvait alors dans le coeur de l’underground intellectuel avec ses repères favoris: le New Penelope, le Chat noir, La Paloma, la Casa espagnole, le magasin de disque Phantasmagoria, la Hutte suisse, aujourd’hui tous détruits ou inexistants. De nos jours, ce sont plutôt des confréries d’étudiants (fraternities) aux sigles de l’alphabet grec qui s’installent dans le quartier. En une vingtaine d’années, la gentrification a rendu les loyers de plus en plus inabordables et plusieurs édifices sont devenus de luxueux condos à loyers très élevés. Si le cachet historique du quartier n’a pas été complètement perdu, c’est grâce surtout à la présence des coopératives et des sociétés d’habitation de la CMP. Le quartier regorge de maisons victoriennes au style architectural beaucoup plus diversifié que dans le Plateau Mont-Royal ou ailleurs: de la brique et de la pierre grise, du classique et du gothique à la britannique jusqu’au style Second Empire, et des mansardes inspirées des mansardes parisiennes..

Tel un album de famille, je vous invite à feuiller ces photos d'une belle époque protégée des pics des démollisseurs

















Pierre
Je prends congé une journée ou deux. Je retourne sur l’autre rivage, j’en ai grandement besoin.
Je tiens à vous souhaiter, Pierre et Denise, une merveilleuse journée!
et une bonne nouvelle, une ! donc il y a de l’espoir dans les innombrables situations similaires
Frisson
J’espère qu’il y aura beaucoup de soleil sur l’autre rivage
Brigetoun
L’espoir que les vieilles pierres seront respectées
Pierre R.
Pierre, donc, il y a des vrais gens qui habitent dedans pour du vrai ? (dans les deux cas !) Toujours un temps de stupéfaction devant ces possibles.
Cjeanney
Mais oui… de vieilles bicoques, comme nous disions si bien chez nous… de vieilles pierres restaurées.
Pierre R.
Pierre
Je vous comprends. C’est du bonheur que ces maisons victoriennes aux belles pierres soient restées intactes.
Les démolir aurait été insensé. C’est un magnifique patrimoine.
Quelle belle idée d’avoir réalisé vos photos en noir et blanc et de nous les offrir de façon à feuilleter un album de famille.
Merci pour votre belle chronique
Bonjour Frisson
Je vous souhaite un bon repos sur l’autre rive avec mes amicales pensées
A bientôt.
Denise
Un beau quartier en effet. Très paisible malgré sa proximité d’une université
Pierre R.
Il y a eu la Bruxellisation qui a détruit la ville.
Dans le quartier de la communauté européenne, cela continue.
Ailleurs, les comités de quartiers ont imposé de garder les façades.
On démolit les maisons de l’intérieur mais on garde les façades.
Curieux de voir des portes et des fenêtres qui ne donnent nulle part.
L’enfoiré
Ce principe de protéger les façades est typiquement européen je crois. Cela se retrouve également beaucoup à Paris. Cette politique a permis de sauver des quartiers et l’esprit de l’architecture d’antan. Je me souviens aussi lors de ma visite à Bruxelles d’avoir constaté ce même phénomène.
Pierre R.
Pierre, je suis sans voix! Tu deviens sacrement bon. Les angles sont étourdissants Et le noir et blanc a un effet choc. Bravo.
Ras-le-bol
Je suis soufflé… un gros merci.
Pierre R.