
Chercher les images d'automne est une chose. Appuyer ces images par des mots justes est une autre chose

Je me tourne donc vers les poètes pour nous inspirer et nous élever au coeur de ces couleurs d'automne
(N’oubliez pas de cliquer sur les images pour les agrandir)
Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît,
Le vent fraîchit sur la colline,
L’oiseau frissonne, l’herbe a froid
Victor Hugo
Août contre septembre lutte ;
L’océan n’a plus d’alcyon ;
Chaque jour perd une minute,
Chaque aurore pleure un rayon
Victor Hugo
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.
Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil,
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.
Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.
Théodore de Banville
La feuille des forêts
Qui tourne dans la bise
Là-bas, par les guérets,
La feuille des forêts
Qui tourne dans la bise,
Va-t-elle revenir
Verdir – la même tige?
L’eau claire des ruisseaux
Qui passe claire et vive
A l’ombre des berceaux,
L’eau claire des ruisseaux
Qui passe claire et vive,
Va-t-elle retourner
Baigner – la même rive?
Jean Moréas
Quand reviendra l’automne avec les feuilles mortes
Qui couvriront l’étang du moulin ruiné,
Quand le vent remplira le trou béant des portes
Et l’inutile espace où la meule a tourné,
Je veux aller encor m’asseoir sur cette borne,
Contre le mur tissé d’un vieux lierre vermeil,
Et regarder longtemps dans l’eau glacée et morne
S’éteindre mon image et le pâle soleil.
Jean Moréas
Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !
Alphonse de Lamartine
Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais!
Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui!
Alphonse de Lamartine















bon entre photos et mots, vais finir par me convertir à l’automne, moi !
pour ajouter un classique
“les sanglots longs
des violons
de l’automne
bercent mon coeur
d’une langueur
monotone” Verlaine
Pierre,
Je vais vous mettre à l’épreuve.
Me souvenant de vos bons mots,
Et si vous nous serviez un poème sur le même sujet?
Voilà des mots et des couleurs qui réchauffent le coeur
Pierre
Le charme de l’automne avec ses couleurs et ses reflets font du bien à l’âme et chacun profite des ces belles journées à sa façon.
Il me semble reconnaître Sam qui grignote
Superbes photos, Pierre avec des mots magnifiques. Merci.
L’enfoiré
Aurais-je la prétention d’écrire comme nos grands poètes?
Si je manie malhabilement le mot
Je sens vivement tous ces maux
Qui font de l’inspiration une page blanche
Parce que création n’est pas ébulition franche
Cher Pierre,
Je savais que vous me alliez me répondre en vers.
J’avais préparer le mien:
Le soleil baisse à l’horizon
Voilà la saison automne
Les passions sur le gazon
Se perdent et détonnent
Chercher à cela une raison
Se sentir tout à coup monotone
Alors que les couleurs cartonnent
C’est perdre l’écho de sa mission