
Bien voilà. Le retour des outardes annonce le printemps. Ces essaims enjolivent le ciel de leurs longs traits pointillés

Je ne sais trop pourquoi mais au printemps et en été, Montréal m'envoute davantage au point d'oublier ses côtés sombres

Par une journée magnifiquement ensoleillée, je ne peux que constater que Montréal se fait de plus en plus printanière et se montre fort séduisante

Je m'autorise toutefois une infidélité à l'égard de ma ville et je prends la clé des champs pour une rencontre familiale

Décidément, même les autoroutes ont des airs de printemps précoce. Ne manquent que les arbres verts pour ajouter au plaisir de photographier les grands espaces

Zones d'ombre, zones ensoleillées, l'éclairage alterne et illumine le paysage avec de grands traits de gris ou des tons multicolores

Malgré l'enthousiasme qui me gagne, je reste lucide. L'hiver n'a pas dit son dernier mot et laisse encore des preuves pour le démontrer

Le printemps est-il un moment qui favorise les rêves d'évasion, les rêves de liberté, les rêves de départ...

Il serait intéressant, ne croyez-vous pas, de terminer cette rubrique avec ces mots de Henry David Thoreau : J’ai la nostalgie d’une de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes... une route qui conduise aux confins de la terre... où l’esprit est libre

Le retour, avec une nuit qui se fait de plus en plus attendre, s'effectue avec une allégresse à peine contenue et le temps doux y contribue largement. Les routes du Québec sont assurément plus attrayantes en ces beaux jours de printemps


