7 commentaires sur “Connaissez-vous le Général Charles de Gaulle ?

  1. J’aime et j’approuve l’art actuel, je veux dire qu’il me dit quelque chose, mais justement, l’art actuel ne commémore rien, il instaure. Ainsi, la sculpture de Debré ne convient pas du tout comme support de la mémoire.

    Tu as bien raison de citer « La gloire se donne seulement à ceux qui l’ont toujours rêvée » ; De Gaulle ne la cherchait pas pour lui-même, ses Mémoires de guerre et ses Mémoires d’espoir le prouvent (ainsi que les souvenirs que Malraux a consacrés à De Gaulle — Les Chênes qu’on abat), mais pour la France. Tout le contraire du président actuel, et j’ajouterais que notre premier ministre du Québec, ainsi que celui du Canada, n’en ont pas la première notion : ce sont des gestionnaires. Sans approuver toutes ses actions, le Général lui-même était très critique vis-à-vis de certaines, je le regarde cependant comme un modèle… presque inimitable, ce que doit être tout modèle. En dehors du fait que son époque était très différente de la nôtre, je rage intérieurement de constater combien notre premier ministre actuel et la plupart de ceux qui l’ont précédé y compris René Lévesque, sauf peut-être Jacques Parizeau, ont manqué complètement d’autorité. Pourquoi ? Parce qu’ils ne voulaient pas emprunter un chemin vers quelque chose qu’on ne connaît pas.

    Merci Pierre, je suis toujours ému quand on évoque De Gaulle.

  2. Pierre,
    Les émotions sont fortes avec moi aussi lorsque l’on parle du Général De Gaulle. Quel homme, quel président! Merci pour ce bel article.

    Catherine

  3. Et bien tant qu’il était aux manettes et vivant et encore longtemps après je n’ai eu aucune conscience que c’était un grand homme et même j’étais activement anti-. Ce qui fait les grands hommes qu’ils soient de plumes ou d’actes c’est ce qu’il en reste dans nos têtes, dans leurs actes, dans l’Histoire. C’est ce que fait de De Gaulle un grand homme, sa place, et pas seulement en tant que résistant, et même plutôt moins,; même si à cette place il a marqué la place mondiale de la France où elle est, mais la 5ème république telle qu’on la vit au quotidien depuis 50 ans, telle qu’elle a resister à des partis et hommes et oppositions différentes telle qu’elle est détournée actuellement dans un pouvoir personnel d’un petit homme (petit dans tous les sens du terme, et bien plus petit que Napoléon qui laissa aussi une marque indélébile de la France à travers toute l’Europe.

    Ne vous offusquez pas, vous Canadiens-franco des insultes à vos encontres de ce petit, il nous insulte d’abord nous-mêmes depuis le 1er jour.

  4. Bémol.

    Moi itou, cela m’émeut un peu… à tel point qu’il m’arrive d’écouter des discours du général sur l’INA après une overdose de l’inculte Sarko sur les ondes. C’est à chaque fois l’effet « coton-tige » qui opère. Je me sens le pavillon dégagé.
    Pourtant, mon tropisme (très mesuré) envers le grand Charles est assez récent. Il fait désormais partie de l’Histoire, il est définitivement inoffensif et cela facilite « nos » relations. Ce qui me plaît chez lui (outre le résistant), c’est l’orateur surtout. Le « coup de gueule », ça vous pose un homme et ça me plaît. Et question « coup de gueule », je comprends votre partialité… Il vous a gâtés.
    Pourtant enfant, j’ai plutôt été élevé dans l’aversion du Général. Aversion sur laquelle a longtemps surfé ma jeunesse militante. Issu du monde ouvrier, je me souviens qu’il n’avait guère bonne presse à la maison et chez les cols bleus en « général ».

    PS « L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement ». Il l’a un peu pompée à Tacite celle-là, non ?

  5. Gilles

    En tant que fin connaisseur en œuvres d’art, je suis heureux de lire votre commentaire qui fait une distinction importante dans ces simples mots : l’art actuel ne commémore rien, il instaure.

    Je partage votre émotion. Le grand Charles, nous lui devons une certaine fierté en tant que peuple de la famille francophone mondiale.

    Catherine

    Nous nous rejoignons bien souvent (et j’en suis si heureux) dans nos choix … émotifs 😉

    Annie

    C’est lorsque, dans nos mémoires, s’ajoutent des moins (ces personnes qu’on admire qui disparaissent) qu’on réalise à quel point ils étaient des plus dans notre destin de francophone. Un peu abstrait mais écrit avec beaucoup de sincérité.

    Cowboy

    Belle citation et bien inspirée, en effet. J’étais dans les communications lors de la visite du Général à Montréal. Et j’ai vu dans l’espoir qu’il a su nous donner, petit peuple au grand cœur, un avenir qui s’ouvrait devant nous. Un souffle que je n’oublierai qu’au dernier souffle de ma vie. Et encore.

    Pierre R. Chantelois

  6. Pierre,
    Sans vraiment vous connaître, je vois un homme profond. N’importe qui peut avoir des mots pointus et se cacher derrière une façade quelle qu’elle soit. « Men don’t cry« . Real men do cry and open their heart. To be real is to be vulnerable, but that’s awesome!

    Puisque nous parlons un peu plus du Général, mon papa le connaissait. En plus, il fit partie de sa protection privée quelque années avant de prendre sa retraite.

  7. Catherine

    Votre père a eu un grand privilège de côtoyer un homme de la stature du Général d’aussi près. Cela arrive si peu souvent. Ce sont des souvenirs qui marquent une vie et celle de la génération immédiate.

    Pierre R.

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