16 commentaires sur “Un dimanche à la campagne

  1. Pierre,
    En fait, c’est une nouvelle rencontre entre le rat des villes et le rat des champs (ou plutôt des forets).
    Chacun son domaine. Chacun émerveillé dans le terrain de jeu de l’autre ou au contraire, perdu à jamais avec un interface pour seul guide.
    Personnellement, citadin de toujours, je ne pourrais imaginer aller à la campagne défintivement. Un besoin d’un bruit d’ambiance probablement. Il peut être sournois car on n’y pense plus quand il passe. Je viens de répondre hier à une enquête téléphonique sur le bruit.
    Des questions qui défilaient et auquels il fallait donner des points aux nuisances et à leurs effets. Habitants dans la trajectoire de l’aéroport, ce fut l’occasion de sortir les maxima de ce côté.

    Mon copain, Willy, ne se sent jamais à l’aise en ville. Il y vient travailler et se paye près de 2 heures de routes pour le faire. Moi, à l’époque, à peine 5 minutes.
    Un choix ou une illusion de bien être?

    Mon antidote en beaucoup de points, Willy.

  2. Bonjour Marc,
    Pourquoi croyez-vous que les entreprises sont centrées dans les villes? C’est étudié pour. Les entreprises ne prendront jamais leurs jambes à leur cou pour aller dans les forêts. Le jour où elles le feront c’est que les villes seront devenues tellement grandes qu’elles se rejoignent entre elles.
    Nous connaissons déjà cela en Belgique. Ce n’est pas les étendues canadiennes. On parle toujours en kilomètres dans nos déplacements, pas en heures de routes.
    Mais nous avons notre forêt, la forêt de Soigne, les espaces verts, des espaces vièrges de toutes visites, recentrés dans les villes. Je ne dois pas faire 2 kms, que je vois des vaches et d’autres animaux de ferme. La campagne en ville ou la ville à la campagne, voilà la réponse au problème.

  3. Le silence ne vient qu’après quelque jours a la campagne, car les premiers temps nos oreille résonnent encore des bruits urbain, tel un diapason que l’on a frappé de toute ses forces. Le silence prend bien su temps a s’installer. Et encore, il n’est pas là 24h. sur 24. Rien de plus tapageur qu’un écureuil qu’on dérange, ou qu’un oiseau trop content de voir apparaitre le soleil de l’aurore et qui veut le faire savoir a toute la forêt…
    Je suis d’accord par contre que faire 2 heures de voiture entre le travail et la maison, c’est comme traverser le désert pour aller s’acheter une glace…
    Je préfère de loin habiter la ville pour être près de mon travail. Mais si demain j’obtenais un emplois en campagne, je prend mes jambes a mon cou.
    Et alors, en tant qu’habitant de la campagne, je viendrais faire un tour en ville les weekends…
    Rat des villes et rat des campagnes effectivement.

  4. small is beautiful.
    Raprocher le consommateur du cultivateur (qui le nourrit).
    Je crois que ma retraite va arriver avant cette version utopique de la société. Et a ce moment là je vais prendre mes jambes a mon cou.
    Il y a longtemps Montréal étais comme vous le dites à 2 minutes des vaches. Je crois que le nord de l’ile a encore un look campagnard a certains endroits. Puis on a évincé les cultivateurs, et on a bâti un aéroport que l’on surnomme éléphant blanc, et qui ne sert plus a rien aujourd’hui.
    Ma ville natale, Joliette, aussi étais semi-rurale (terme oublié) quand j’étais bébé. Aujourd’hui c’est une ville banlieu de Montréal qui a probablement le nombre de magasin per capita le plus élevé au Québec.
    Je crois que les gens sont conscientisés et informés aujourd’hui, et on se dirige probablement vers un changement. Mais tellement lent… Peut être que quand les baby boomers quitteront le pouvoir (ou en seront évincés, ou mourront) alors le changement s’accélèrera peut-etre.
    Soit on changera parce que l’on aura plus le choix. Soit on va tous mourrir faute d’avoir changé à temps.
    La fin de l’homme n’est pas la fin du monde, chante Daniel Bélanger.

  5. L’enfoiré
    Marc

    Que puis-je ajouter de plus intelligent qui n’a été déjà dit, sinon que je me sais urbain et que la simple idée de m’évader un jour dans une forêt ne fera jamais de moi un amoureux de la campagne. J’y ai déjà vécu en d’autre temps, suffisamment pour ne pas en éloigner de moi le goût de m’y retrouver de temps en temps. Ce que j’ai vécu en un jour, au nord de Montréal, en forêt, m’a fortement réconcilié avec l’oubli que j’avais du silence de la forêt ou des bruits naturels qu’elle nous propose, lorsqu’elle est suffisamment éloignée des routes. Et de voir évoluer Marc-André, ce garçon si brillant dans son milieu, a comblé mes heures et fait réaliser davantage l’harmonie de l’homme avec la nature. Et j’étais heureux de revenir, tout urbain que je suis, en ville pour me retrouver près des services qui me sont essentiels à ma survie quotidienne. Ce raisonnement, tenez-le pour quelqu’un qui n’a jamais conduit et qui ne conduira jamais une voiture. Je suis dépendant de mon quartier mais je ne suis pas dépendant de l’évasion en forêt. Ce qui ne diminue en rien l’immense joie de me retrouver sous cette voute céleste et sylvestre.

    Pierre R.

  6. Bonjour vous deux,

    J’adore ces points de vue totalement opposés.
    « Small is beautiful »
    And big is powerful.
    Ce n’est pas pour rien que le petit essaye de grossir avec les autres. La Belgique est peut-être la plus européenne « in mind ».

    Mais revenons aux cultivateurs et aux citadins. Je crois que nous avons besoin l’un de l’autre. Nous avons pour le moment des blocages de routes organisés par les producteurs de lait qui n’obtiennent plus des prix raisonnables par leurs grands distributeurs des grandes surfaces: Carrefour, Aldi…
    Dans le même temps, le jeune consommateur des villes ne sait même plus d’où provient le lait de la bouteille qu’il boit avec avidité.
    La campagne je trouve cela beau, un temps et puis je m’y emm…erais.
    Paradoxes nécessaires de deux civilisations, de deux manières de vivre. Motivation pour changer par une insatisfaction perpétuelle. J’ai un article sur le feu à ce sujet. Comme je l’ai dit, rien n’empêche de satisfaire l’un et l’autre en puisant chez l’autre, un peu de son « parfum ».
    Les changements ne sont jamais lents pour celui qui les subit. Ils deviennent urgents pour celui qui ne se sent plus bien dans sa peau.
    Je ne comprends pas vraiment les liens avec les baby boomers qui ralentiraient le processus. J’en suis un, mais j’ai toujours été proactif, à la recherche du dernier perfectionnisme. Question de profession ou de manière de pensée. Un pas en avant dans le vide parfois, mais tellement enthousiasmant dans la majorité des autres cas.

    « Mourir faute d’avoir changé à temps »
    Marc n’avez-vous jamais eu cette impression que nous frisons toujours les précipices, mais que nous n’avons jamais fait le dernier pas pour y tomber?
    A action correspond toujours réaction. Mais il lui faut ce « piment » du risque à cet homme pour se donner à son maximum.

  7. Le lien avec les baby boomers, c’est que chaque génération a son propre courant de penser qui est différent, et les baby boomers sont de la plus grosse génération qu’il y ait eu, et qui ait eu le plus d’influence. Ils sont encore au pouvoir et/ou ont une grande influence sur les orientations que prend la société. Et quoi que vous vous disiez très progressiste, une personne qui a grandi élevé d’une manière et qui a pensé d’une manière pendant 60 ans, ne fera pas de changement majeur dans sa ligne de conduite. Habituellement un vrai changement de mentalité devrait prendre deux générations, car la génération qui suit subi tout de même une certaine influence de celle qui précède. Voilà, c’est mon opinion a deux cents.

  8. Marc… boom jour,
    Merci, pour cette précision et pour opinion à deux cents mais qui ne sont pas dénués de sens.
    C’est vrai, la pensée jeune d’aujourd’hui est absolument différente de celle que nous avions à l’époque. Notre époque avait une avenir en progrès et donc motivait ses meilleurs éléments. L’influence qu’ils ont gardée vient de là. Je n’y puis rien, l’homme est comme cela, tant qu’il y a de l’oxygène, il en pompe jusqu’à s’en saouler.
    Connaissez-vous une époque ou une génération qui tiennent vraiment compte sans contrainte de deux générations dans ces changements de mentalité? Le conflit des générations a toujours existé. C’est du coup par coup. Che nous, il n’y a pas si longtemps, nous avons eu le « Pacte des générations ». Pacte qui s’adapte en continu à la situation.

    Coïncidence, j’ai un article sur le sujet qui sortira sur mon site la semaine prochaine. Je reprendrai votre idée, je promets. Merci. J’aime beaucoup les confrontations et les idées qui ressortent de ce genre d’entretien.

  9. Cher Marc,
    J’aime beaucoup ce genre de discussion avec un ocean entre nous.
    Avoir des lunettes différentes n’est pas un problème, c’est comment on les porte qui en a.
    Non, la situation n’est pas tellement différente. Je l’ai prouvé. J’aime voyager, mais je n’ai jamais découvert le paradis.
    Tout le monde le décrit avec ses yeux, sa culture et sa mémoire.
    Et on cherche toujours plus mal loti que soi chez l’autre. Qui aura la palme du plus raté d’entre nous. Quel est le pays qui s’en sort le mieux.
    C’est comme au Tour de France, il n’y a que le premier et la lanterne rouge qui se voient gratifiés. Ceux qui sont au milieu ne recoiventque les miettes.
    Ce matin, un article d’Agoravox « La Californie est en faillite

    « Honte d’être Canadien » et « Heureux d’être Québéquois » d’après ce que j’ai entendu lors de la fête du 23 juin.
    Amusant, tout cela. Mignon presque, cachant tellement d’innocence appuyée par la presse.
    Barak Obama, j’en parlerai entre deux lignes dans mon prochain article qui ne sera pas piqué des vers. J’assume.
    Jouer à l’Enfoiré, j’adore le faire. Un véritable sport.

  10. Autre chose que j’ai réalisé pendant notre conversation, c’est que nous portons des lunettes complètement différentes, vous entouré des pays européens, et moi entouré d’Américains. Je vois plus noir que vous, et quand je dis qu’on marche vers le précipice, je parle surtout de l’amérique, la Chine, et l’Inde.
    Chaque fois que je lis sur des nouveaux courants de pensé, des nouvelles technologies, des nouvelles énergies, des virages a 90 degrés; c’est en Europe que ca se passe. Ici, a part la Californie et quelques villes Américaines, peux de gens se retroussent les manches et peu de politicien mettent leur culottes.
    Je viens d’apprendre ce matin, que le Canada est le pire cancre du G8. Ce qui veut dire que nous polluons plus que les États Unis !!! (Quand même! ne sommes nous pas « le plus meilleur pays du monde » comme le disais Jean Chrétien!) J’ai tellement honte d’être Canadien! Dehors Harper! passont a autre chose, et trouvons nous aussi notre Barak Obama à nous!

  11. Marc,

    C’est ce qu’on appelle « le monde est un village » et j’en suis convaincu. Oui, le vieux continent a plus de ressources qu’il ne le pense. Il ne l’a pas découvert derrière ses frontières et ses langues qu’il n’a pas encore unifié au niveau de sa 2ème langue.
    Chez vous cela ne fait pas de doute, c’est l’anglais, même si vous ne parvenez pas à l’aimer totalement.
    Ici, on tergiverse. Il y a les fanas « esperantiste » qui voient un antagoniste, alors qu’une langue est un outil de connexion entre les hommes.
    J’ai étudié l’esperanto. C’est chouette, bien fait, mais ce ne sera jamais adopté dans la majorité. Le vivant a ses lois que la compétition oublie.

  12. Oui, je sais bien que nous sommes tous dans la merde, égaux, nous vivont tous sur la même planète qui se fait de plus en plus petite. Mais le pendule revient vers l’Europe ces temps-ci, et je ne crois pas que les États Unis resteront leaders de la planète indéfiniment. Les temps changent et les empires s’affaisent, ainsi va la vie. Je trouve que l’europe semble plus prendre le taureau par les corne et s’auto-gifler pour se reveiller d’une torpeur indéfinissable.

  13. L’enfoiré
    Marc

    Encore une fois, bravo. Deux points de vue bien exposés et qui montrent bien qu’il n’y pas plus de frontières. Les points de vue sont universels bien que distinctifs. La beauté d’Internet. Bon je suis hors d’ordre mais la poésie, c’est ma tasse de thé 😉

    Pierre R.

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