10 commentaires sur “Au réveil, torpeur sur la ville

  1. Pierre,
    Jacques Dutronc chantait il y a déjà longtemps « Il est cinq heure, Paris s’éveille » http://www.frmusique.ru/texts/d/dutronc_jacques/ilestcinqheuresparisseveille.htm
    Je ne sais pourquoi, j’ai toujours aimé cette chanson et ces moments de solitude.
    Se lever avec le soleil.
    Je ne suis pas le seul d’ailleurs. Les taximen aiment travailler de nuit, hors de la circulation.
    Une ambiance particulière. Moins pressée par le temps.
    En vacances, dans ces endroits chahutés pendant la journée, partir dès l’aube, en jogging, c’est le pied, oserais-je dire. Tout est différent. La ville bruyante devient une ville déserte.

  2. L’enfoiré

    Lors de mes voyages à l’étranger, je m’imposais de me lever tôt pour retrouver l’atmosphère et l’ambiance de la ville hôte. Je voulais avoir le sentiment de vivre, au cours de mon séjour, au rythme de ces travailleurs matinaux et d’observer leurs habitudes. C’est extraordinaire.

    Pierre R.

  3. J’embarque tous les matins dans vos espadrilles pour revoir des petits coins de notre beau Montréal.

    Votre sensibilité et votre poésie le mettent en valeur tant par vos magnifiques photos que par votre prose.

    Merci pour la générosité de votre blog et le partage de vos trouvailles quotidiennes!

    • Flairjoy

      Oh la la! Ben là vous me gênez pour vrai. Merci. J’essaie d’observer la vie quotidienne d’une manière différente. Tout est parfois si terne qu’il me faut mettre un peu de soleil dans tout cela 😉

      Pierre R.

  4. Cher Pierre,
    Tu as voulu te remémorer ce que c’est que travailler, pour par la suite mieux aprécier ton état de retraité…

    Blague a part, tu as absolument raison que c’est une expérience extraordinaire de se mêler au train train quotidien d’une ville étrangère, tel un intrus, un passager clandestin. Dans une autre vie, avant de connaitre ma conjointe, je ne voyagais que pour le travail. J’ai donc vécu l’expérience à fond, en travaillant pendant 3 mois en banlieu de Paris (J’habitais dans Paris). Tout-à-fait ennivrant. On est pas touriste qui ne voit que la surface. Je suis travailleur parmis les autres, dans le métro, sur la rue, au petit matin. Mais impossible pour moi d’être comme les locaux et de m’enfoncer dans la routine et ne plus percevoir mon environnement. Car tout est nouveau et merveilleux, et je suis totalement hors de mon environnement. Je ne vis pas à l’hotel comme un touriste, je dois jouer du coude pour me trouver un logement, comme les autres travailleurs. Je fais l’épicerie avec eux. Immersion et insertion.

  5. Les villes avec la gueule de bois ont le même air triste et résigné au travail je trouve… Lorsque j’habitais Lyon et que je la traversais très tôt, ça me donnait la même impression que votre reportage…

  6. imaginez comment on peut se sentir seul au monde quand on part travailler un 25 décembre, tôt le matin. Pas âme qui vive sur la rue. Je n’ai pas vécu ca, mais ma conjointe infirmière, oui.

  7. Marc

    Je connaissais cette expérience si personnelle que vous nous décrivez. Et la description que vous en faites devient un beau témoignage. Bien évidemment, en touriste que j’étais, dans une ville étrangère, me donnait un sentiment qui n’avait aucune mesure commune avec celles ressenties par les vrais travailleurs des villes visitées. Moins de poésie et dure réalité. Lorsque je me rendais travailler par ces hivers rigoureux, je ne suis pas sûr que je baignais dans la poésie.

    Hervé

    Exact. Le matin, les villes s’éveillent lentement mais avec l’apparence d’avoir la gueule de bois. Je dirais même que plusieurs d’entre elles, que j’ai visitées, ont un air lugubre. Rendez-vous demain matin.

    Marc

    Assez triste, en effet.

    Pierre R.

  8. Pierre,
    J’ai bien aimé la sensibilité des commentaires, cette fois.
    C’est vraiment une étude psychologique très vraie.
    Je crois que dans notre vie trépidente, nous avons tous connu ces moments où le temps semble s’être arrêté.
    Seul, perdu dans une ville étrangère, en attendant. Un rendez-vous avec la « rencontre » avec l’autre, que l’on ne connait qu’en virtuel par téléphone ou par mail. L’air un peu frais du matin qui fait frissonner rien que pour confirmer l’ambiance. Une légère peur de l’inconnu.
    Oui, on a connu cela.

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