11 commentaires sur “Lorsque la nuit s’étend sur Montréal, je m’éveille à la beauté

  1. Pierre,
    Vous avez presque tout compris avec la photo. Et cela en très peu de temps.
    La photo, c’est le jeu de la lumière qui fait la différence.
    La photo réussie ne se fait pas à midi comme un « vulgaire » touriste de passage. Car tout est différent en fonction de l’heure.
    Le photographe attend l’instant, le meilleur, avec la couleur, la lumière qui coince les objets et les ombres.
    L’étape suivante (plus difficile) ce sera d’aimer la pluie, le brouillard qui pour la première, fera raisonner les objets dans les gouttes et les flaques d’eau, fera ressortir des points pour en écarter d’autres dans le second cas comme dans un tableau de Magritte. L’irréalité fait aussi partie de la photo. Un arbre qui saccroche au ciel sans ses racines, un lac qui n’existe plus là où normalement il le devrait.
    La photo peut être de la peinture.
    Les flashs, les floods, encore tout un sport que l’on apprend avec le temps.
    Je parlais de couleurs. Rendez-vous compte de la difficulté quand on travaillait en noir et blanc. Là, faire rêver était encore plus difficle, plus intimiste.
    J’ai beaucoup aimer le noir et blanc. Que d’heures passées dans mon laboratoire de l’époque sous l’agrandisseur. C’est ce que j’ai aimé le plus. La couleur, au labo, c’était vraiment de la m… Il y a très peu de temps, j’ai vendu tout mon matériel par eBay à une jeune étudiante en photographie.
    Vous avez pu voir le site de Miss Canthus. Elle a reçu d’excellentes leçons de son mari qui est photographe. Le matériel, ce n’est rien. C’est l’instantanné qui fait tout.

  2. Un magazine qui m’a aidé, m’a accompagné pendant plusieurs années à été « Chasseur d’image ». J’ai beaucoup aimé les thèmes et les conseils qui s’y touvaient. J’ai encore quelques exemplaires de près de 30 ans.
    Je ne sais si on le trouve chez vous. Il existe toujours en mieux broché.

  3. L’enfoiré

    L’apprentissage est long mon ami. Mais j’y parviens, tant bien que mal. Merci pour ce commentaire. Vous avez connu la glorieuse époque de la photo argentique. Ce qui n’est pas mon cas. Mais depuis le numérique, il est avantageux de se procurer un appareil qui sait s’adapter aux objectifs d’antan ou nouveaux. Je viens de m’en procurer un nouveau. Je consacre à la photo beaucoup de temps. Je ne me prétends d’aucun statut professionnel. J’aime la photo parce qu’elle m’apporte beaucoup aux plans de la discipline, de la rigueur et de la créativité.

    Je vais vérifier si “Chasseur d’image” est en vente au Québec.

    Salutations amicales

    Pierre R.

    p.s.: Je vous promets de faire un effort pour aimer la pluie et le brouillard 😉

  4. Comme bouquins, il ya ceux des éditions Montel chez Larousse, John Hedgecoe, Michael Langford…
    Les miens sont anciens et touchent plus l’argentique que le numérique.
    Cadrer son sujet, le réduire à sa stricte dimension restent.
    Quoiqu’aujourd’hui, c’est un problème qui peut plus facilement se résoudre par les logiciels.
    On est très loin du Mavica dont je parlais dans « Le petit oiseau est de sortie »
    http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2006/01/07/le-petit-oiseau-est-de-sortie.html

  5. L’enfoiré,
    Vous éveillez pleins de souvenirs en moi.
    Mavica. hum. L’odeur des produits de développement photo (noir et blanc dans mon cas).
    La technologie la plus avancée dans mon appareil fujica était la petite rangée de lumières led que je voyais afficher dans la lentille et que je devais centrer pour avoir la bonne luminosité. Quand a la mise au point, il fallait alligner deux petites lignes noires au millieu de la lentille, qui se trouvait brisée en deux troncons lorsque la mise au point n’était pas bonne.
    A cette époque passer de 100 a 400 ASA signifiait extraire le rouleau de film 100 ASA pour le remplacer par un 400 ASA (et non pas cliquer une option de menu).
    Et quelle frustration après avoir pris plein de photos pour finalement s’apercevoir en sortant la bobine de film, qu’il n’avait jamais amorcé correctement et n’avais jamais été exposé. Ou bien quand en essayant de voler une 25e ou 26e pose sur un rouleau 24 poses, on tirait trop le film et il sortait completement de son enveloppe protectrice. Il fallait alors aller faire ouvrir l’appareil en chambre noire.
    On rembobinait le film (a la main an tournant une petite manivelle) avant de le sortir de l’appareil…
    Bon, assez radoté, les jeunes vont dire :  » de quoi parle-t-il le vieux crouton là? »

  6. Bonjour Marc,
    Très heureux d’avoir réveillé ces souvenirs.
    Oui, tout une époque, en effet. En fait, la photo, je m’y suis prété à fond dès 1980. Beaucoup de livres lus. Une fréquentation assidue d’un petit groupe de personnes intéressées par la photo…. Qui parle encore de profondeur de champ, de poses avec posemètre, de niveau référence de gris, extraire dans la chambre noire et rebobinner en faisant attention que tout ne passe pas dans le rouleau, en effet, parce qu’il fallait changer de sensibilité. Il y a eu bien sûr le film transfuge de la couleur qui pemettait de passer de 100 à 1600 ASA mais toujours en noir et blanc..
    Pour le tirage couleur, il y a eu l’Ektaflex. Un progrès mais qui coutait très, très cher.
    Je parlais de 1980, mais j’ai commencé à l’envers, par le cinéma. Là, cela remonte en fin des années 60. Il y a eu le 8MM, le Super 8 et cela avec un objectif mono focale, puis à 3 objectifs à tourelle, puis un Zoom.
    Non, une fortune tout cela…. Un crouton? Bonne idée pour une photo…!!!

    Tiens, pendant mes dernières vacances, j’ai lu un livre que j’ai aimé sur le sujet en background. Un avocat qui rêve d’être photographe. On en parle avec multiples détails.
    « L’homme qui voulait vivre sa vie » de Douglas Kennedy.
    Je conseille, un bon scénario, un thriller même.

  7. Frisson… j’aurais pu écrire ce titre qui me ramène tant et tant de souvenirs de mon séjour a Montréal où, Lisbonne mise à part, est la seule ville au monde où je me suis senti entièrement moi…

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