15 commentaires sur “Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères…

  1. Pierre,

    Excellent sujet pour la photo et pour la réflexion. Merci Pierre. Cela me donne des idées.

    J’ai recherché les deux plus belles citations ou les plus amusantes.

    De John Osborne qui devait avoir quelques problèmes avec ses critiques:
    « Demander à un écrivain ce qu’il pense des critiques, c’est demander à un réverbère ce qu’il pense des chiens. »

    Une qui m’a fait pensé à Magritte « Dans la nuit, un homme cherchait sa pipe au pied d’un réverbère. Un passant lui demande: – «Vous avez perdu votre pipe au pied de ce réverbère?» – «Non! Mais il n’y a que là que je pourrais la voir si elle y était.»

    J’en ajouterai une de mon cru:
    « Si le miroir est le départ nos comparaisons et de nos réflexions, le réverbère, dans la pénombre, en donne l’espoir d’une raison d’être »

  2. L’enfoiré

    J’aime bien votre citation en propre. En effet, dans la froidure, un réverbère est comme un petit oasis qui nous permet de refaire le point et de nous remettre en marche. L’espoir d’une raison d’être, donc.

    Pierre R.

  3. Avant l’électricité il y avait le réverbère à gaz qu’il fallait allumer manuellement chaque jour. Intéressant de voir les réverbères selon les pays. Ceux de Montréal ressemblent un peu à ceux de Nashville. Ceux de Paris sont plus simples.

  4. Je suis passée hier soir admirer les réverbères et me voici de retour… Rien n’a bougé, tout est toujours aussi inspirant…
    En soirée, vous trouverez chez moi un petit cadeau d’Armando qui devrait vous plaire, je n’en dis pas plus!
    Bonne promenade du jour, Pierre et au plaisir!

  5. Vos réverbères sous toutes leurs formes sont splendides. La nuit, ils nous veillent et sont rassurants.
    J’ai trouvé les paroles de cette chanson,

    Allumeur de réverbères

    Tous les jours, il arrivait
    Avant la tombée de la nuit
    D’un pas calme, il arpentait
    Toutes les rues de la ville
    C’était dans les années cinquante
    Les enfants jouaient dans la rue
    Sans qu’il n’y ait de tourmente
    A laquelle personne n’aurait cru
    Sa casquette sur les oreilles
    Sa veste était bien trop usée
    Mais il faisait des merveilles
    A nos yeux pas encore blasés
    D’un coup de manivelle
    Il faisait naître la lumière
    En créant une étincelle
    Pour allumer les réverbères

    Allumeur de réverbères
    Qu’y a-t-il de plus beau sur Terre
    Que de faire naître la lumière
    Là où c’est nécessaire ?
    Allumeur de réverbères

    Chaque jour, nous attendions
    L’arrivée de sa grande carcasse
    Sans avoir aucune illusion
    Nous rêvions d’être à sa place
    Chacun à notre tour
    Il nous prenait de ses grandes mains
    Nous nous agrippions autour
    Du réverbère encore éteint
    Il nous donnait sa manivelle
    Pour ouvrir le robinet
    Et tout au long de la ruelle
    La lumière ainsi naissait
    Je ne sais trop si cette lumière
    Éclairait le monde extérieur
    Ou surtout faisait renaître
    Une étoile au fond de nos cœurs

    Aujourd’hui, toutes les lumières
    Jaillissent sans qu’on sache comment
    L’allumeur de réverbères
    N’existe plus pour les enfants
    Ce sont des ordinateurs
    Qui décident du jour et de la nuit
    Et plus personne n’est porteur
    De la lumière qui jaillit
    Mais il y a toujours des hommes
    Ou des femmes qui nous illuminent
    Qui nous transportent au royaume
    Des rêves qui nous fascinent
    Ces gens qui nous font confiance
    Qui nous disent : «Lève-toi !»
    Qui nous donnent la puissance
    De toujours croire en soi

    François-Marie Gérard

    Je vous souhaite un bon week-end en compagnie du soleil, je l’espère.

  6. Magnifique sujet sur les reverbères que j’ai traité avec quelques photos e plein jour en me faisant la promesse de le refaire le soir…

    J’adore votre reportage et la phrase de Baudelaire.

  7. Les plus beaux réverbères, je les ai trouvé à Barcelone.
    Dessinés par Gaudi.
    Je vais partir en chasse à Bruxelles. C’est vrai que chez soi, on ne les remarque pas toujours à force de passer à leurs côtés.

  8. Pingback: Bloguer ou ne pas bloguer » Visages

  9. À tout le monde : un sujet si simple que je croyais singulièrement négligé a provoqué autant de belles réactions. Je voudrais vous dire à toutes et à tous toute mon émotion et ma gratitude.

    Pat

    Beau rappel que ces réverbères à gaz… En existe-t-il encore dans certaines de nos vieilles rues?

    Lali

    Je ne manque aucun rendez-vous d’Armando. J’y serai fidèlement. Merci.

    Denise

    Voilà un beau, je dirais même un très beau cadeau. Mille fois merci. Je vais consigner ce beau poème dans mes souvenirs de lecture.

    Du Bleu

    Je vais obligatoirement me rendre sur votre site pour admirer ces photos prises par un maître de la poésie.

    Lali

    Merci pour le lien. J’invite tout un chacun à le suivre, ne serait-ce que pour la curiosité et pour souligner le travail d’orfèvre d’Armando.

    L’enfoiré

    Que ne donnerais-je pour voir ces réverbères signés Gaudi. Donnez vite les résultats de votre quête et revenez nous donner l’adresse de vos trouvailles.

    Olivier

    Merci. Nous avons les mêmes lectures 😉

    Pierre R.

  10. Pingback: Lali » Vous aimez les réverbères?

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